Flash info

Route des Canaries : plus de 150 migrants retrouvés dans une embarcation, une personne décédée à bord



Jeudi 10 septembre, tôt dans la matinée, les services de secours espagnols sont intervenus pour secourir une embarcation de migrants au sud de l'île d'El Hierro, dans l'archipel espagnol des Canaries.

Au total, 152 personnes, dont 15 mineurs, se trouvaient à bord : 130 hommes et 22 femmes. Un corps a également été retrouvé dans le bateau.

L'opération de sauvetage a débuté après la réception d'une alerte signalant la présence d'un canot de migrants à environ 40 km au sud-ouest de La Restinga, sur l'île d'El Hierro. Un hélicoptère de sauvetage a localisé l'embarcation et les migrants ont ensuite été transférés sur un navire de sauvetage, a rapporté l'agence de presse Reuters.

Certains rescapés ont dû être pris en charge pour cause de déshydratation ou d'hypothermie, a, de son côté, indiqué le média local Canarian weekly. Plusieurs d'entre eux ont dû être hospitalisés.

"Parmi les passagers figuraient, selon les informations disponibles, des ressortissants du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Conakry, du Mali et de la Côte d'Ivoire. Le 'cayuco' [terme utilisé pour désigner les pirogues utilisées par les migrants, ndlr] aurait pris la mer à Bato Kunku, en Gambie. Les personnes à bord auraient passé environ 15 jours en mer, affrontant des vents violents et des conditions difficiles lors de leur traversée de l'Atlantique vers les îles Canaries", a encore détaillé le site internet.
Une route très dangereuse

Malgré l'entrée en vigueur du Pacte européen sur la migration et les interceptions de bateaux par les gardes-côtes sénégalais, mauritaniens et marocains, les tentatives de traversées de l'océan Atlantique depuis les côtes africaines vers les Canaries sont encore nombreuses.

En seulement une semaine fin août, 1 046 migrants, à bord de sept pirogues, ont été secourus au large du Sénégal et de la Mauritanie, a indiqué, le 9 septembre, Médecins sans frontières dans un communiqué. Ces personnes étaient toutes parties de Gambie et se trouvaient "dans un état critique" au moment du sauvetage.

"Au-delà des besoins physiques urgents, l’impact psychologique sur les survivants est profond, beaucoup d’entre eux ayant vu leurs proches mourir pendant la traversée", soulignaient les humanitaires.

Car les drames ne sont pas rares sur cet itinéraire particulièrement risqué. Début septembre, plus de 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d'une embarcation de fortune partie de Gambie. Leur pirogue chargée de 127 migrants avait dérivé et les exilés avaient dû passer 27 jours en mer, avant d’être secourus – les forces espagnoles ont pris en charge seulement 44 survivants de ce canot.



LIVRES



Photos inedites



Facebook

Interview